Préliminaires :

- Observation de l'enfant : comportement
- Observation de sa communication non verbale et verbale
- Observation de ses relations avec ses (ou son) parent(s)

Entretien

1. Motif de la consultation

2. Adressé par

3. Structure de la famille (nombre d'enfants/travail/logement/mode de garde de l'enfant - langue parlée)

4. Antécédents familiaux (père, mère, fratrie, grands-parents)

5. Antécédents de l'enfant

    A. Obstétricaux et néonataux

    - grossesse
    - naissance (terme, poids, Apgar, réanimation, traitements éventuels)
    - évolution des premiers mois (maladie, hospitalisation…)

    B. Médicaux (général, ORL, stomato, neuro, ophtalmo - traitement en cours…)

    C. Chirurgicaux (général, ORL, ophtalmo ou stomato…)

6. Développement psychomoteur de l'enfant

    - position assise
    - marche à 4 pattes
    - marche
    - propreté diurne et nocturne
    - escaliers - vélo…

7. Développement des fonctions oro-faciales

    - alimentation
    - succion/déglutition
    - mastication
    - dentition
    - anomalies morphologiques éventuelles
    • Nivelles, le 1er mai 1999
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PREAMBULE

Devant la multiplicité des tests d'évaluation du langage, leur spécificité croissante, les orthophonistes logopèdes s'interrogent sur la distorsion entre des méthodes d'analyse de plus en plus ciblées et la difficulté de réaliser une synthèse qui reflète le plus exactement possible les troubles présentés par l'enfant.

Cette synthèse est indispensable à l'orientation du traitement.

Le BIAP a rédigé une recommandation pour :

1. permettre aux praticiens de s'orienter dans le choix d'un test par une meilleure connaissance de son contenu et de ses limites (cf. annexe : classeur).

2. définir le contenu d'un bilan de langage complet

3. établir une indispensable collaboration multidisciplinaire

4. Préciser les investigations complémentaires

5. favoriser une meilleure appréhension de l'enfant dans sa globalité.

    Pourquoi faire une évaluation du langage ?

Les modalités et les contenus de cette évaluation différent suivant qu'il s'agit :

    - d'un bilan diagnostique
    - d'un bilan suivi de rééducation
    - d'un bilan de résultat de rééducation.

Lors de la pratique d'un bilan de langage, un minimum d'investigations est indispensable pour rechercher les éventuels déficits à la base des troubles repérés :

    - visuo-spatial
    - auditif : discrimination et intégration
    - praxies
    - mémoriel auditivo-verbal
    - mémoriel visuel
    - logico-mathématiques

A cela s'ajoutent les observations propres au logopède sur les aspects intellectuels, relationnels et psychomoteurs.

Les résultats doivent être mis en corrélation pour tirer des conclusions générales et orienter le projet thérapeutique.

Lors d'un bilan de langage (initial ou de suivi), le logopède peut déclencher des investigations complémentaires en fonction de ses observations et/ou de ses hypothèses :

    - O.R.L. - Ophtalmologiques
    - neuro-pédiatriques
    - psychologiques
    - psychomotrices
    - stomatologiques
    - radiologiques

Cette démarche globale nécessite un compte-rendu accessible aux autres professionnels et une disponibilité aux échanges, une ouverture vers les autres disciplines et la mise en place d'un dialogue avec les différents intervenants y compris les pédagogues pour une compréhension globale des difficultés de l'enfant visant une meilleure efficacité thérapeutique.

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La recommandation 20/1 a pour objet l'analyse des tests et épreuves d'évaluation linguistique pour permettre d'effectuer des bilans de parole et de langage les plus précis possible;



Etant donné la complexité de la situation psycholinguistique et des variables individuelles (développementales, culturelles, sociales ...)dans l'acquisition du langage, les investigations devront permettre d'examiner la communication verbale (orale ou écrite) :



- dans ses aspects qualitatifs : interaction

pragmatique

- dans ses aspects quantitatifs : articulation

motricité bucco-faciale

- l'observation de l'expression orale facteurs suprasegmentaux

voix

- les éléments linguistiques : de l'expression et de la compréhension

phonologie

morphologie

sémantique

lexicologie

syntaxe

- les conditions cognitives de l'élaboration du langage

mémoire

catégorisation

raisonnement

logique

- le mode graphique lecture

écriture



L'analyse des éléments recueillis conduit :

- à élaborer des hypothèses sur les difficultés, retards et troubles de la parole et/ou du langage

- à établir le plan de rééducation ou à orienter vers des investigations complémentaires

Cette évaluation est dynamique et doit être soumise à des réajustements



DEFINITIONS

I. ASPECTS QUALITATIFS

1. INTERACTION

- du point de vue fonctionnel :

L'influence réciproque d'un comportement (verbal ou non) sur l'autre dans le domaine des relations interpersonnelles.



- du point de vue linguistique :

Modèle interactif de traitement du langage



Dès le début de la perception d'une phrase tous les niveaux de traitement (phonologique, lexical, syntaxique, sémantique) commencent à fonctionner en parallèle, et ces divers niveaux de traitement sont en interaction, c'est-à-dire que chaque niveau est affecté par des informations venant, non seulement du niveau immédiatement inférieur, mais aussi des niveaux supérieurs.



2. PRAGMATIQUE :

Organisation et régulation des emplois du discours.

L'aspect pragmatique du langage concerne les conditions de son utilisation : motivations psychologiques des locuteurs, réactions des interlocuteurs, types socialisés du discours, objet du discours ...



II ASPECTS QUANTITATIFS

1) OBSERVATION DE L'EXPRESSION ORALE

1-1 Articulation :

Ensemble des actes bucco-phonatoires de la réalisation des phonèmes.



1-2 Motricité bucco-faciale :

Activité motrice (intentionnelle ou non) des organes périphériques de la phonation



1-3 Facteurs supra-segmentaux :

Un trait supra-segmental ou trait prosodique est une caractéristique phonique qui affecte un segment plus long que le phonème : l'accent, l'intonation, la durée, le rythme.



1-4 Voix : intensité

hauteur

timbre

durée



2) ELEMENTS LINGUISTIQUES DE L'EXPRESSION ET DE LA COMPREHENSION



2-1 Phonologie :

Science qui étudie les sons du langage du point de vue de leur fonction dans le système de communication linguistique.



2-2 Morphologie :

Description des règles qui régissent la structure interne des mots. (règles de formation et de flexion des mots).



2-3 Sémantique :

Discipline ayant pour objet l'étude des significations (énoncés-phrases-vocables).



2-4 Lexicologie :

Etude des mots



2-5 Syntaxe :

Description des règles par lesquelles les unités significatives se combinent en phrases.



3) CONDITIONS COGNITIVES DE L'ELABORATION DU LANGAGE



3-1 Mémoire

Capacité d'organiser, de conserver et de restituer des informations.



3-2 Catégorisation :

Capacité d'opérer des classifications à partir de la discrimination de certains attributs des objets, des évènements, des concepts ... en constituant des classes d'identité ou d'équivalence.



3-3 Raisonnement :

Capacité de réflexion et de jugement sur l'utilisation des règles de la parole et du langage.



3-4 Logique :

Capacité mentale d'observer et d'exprimer un enchaînement cohérent d'idées.



4) LE MODE GRAPHIQUE

4-1 La lecture : est un acte de communication.

4-2 L'écriture est une représentation de la langue parlée au moyen de signes graphiques. C'est un code de communication au second degré par rapport à l'expression orale.



Madrid (E) 01.05.1995

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Par son développement actuel, l'informatique met à la disposition des praticiens d'audiophonologie un nombre croissant de logiciels concernant les aspects multiples de leur discipline :

· dans la gestion des dossiers

· dans l'aide à la réalisation et à l'évaluation d'épreuves audiophonologiques,

· dans l'aide au choix d'appareils et de prothèses auditives,

· dans la programmation des réglages des implants cochléaires et dans la gestion des données pré et post-implantation,

· dans diverses actions éducatives et pédagogiques



Les applications de l'informatique



1) Dans la gestion des dossiers. Qu'ils soient médicaux, administratifs ou techniques, ils sont à présents très structurés et parfaitement maîtrisés.



2) Dans l'aide à la réalisation et à l'évaluation des épreuves audiophonologiques

Des solutions techniques informatisées sont dès à présent largement employées dans la plupart des appareillages utilisés pour des épreuves audiophonologiques.

La diffusion et l'accessibilité du matériel accentue les risques méthodologiques et d'interprétation d'épreuve.

La commission rappelle que :

1) Une épreuve audiophonologique avec ou sans l'aide d'un logiciel nécessitera toujours un matériel fiable régulièrement contrôle et un praticien expérimenté

2) Toute exploration de ce type doit être confrontée au tableau clinique

-Cf. Annexe à la recommandation-



3) Dans l'aide au choix des appareils et prothèses auditives

L'informatique dans ce domaine s'efforce d'optimiser et de contrôler l'adaptation prothétique à partir des données audiométriques.

Nous retenons :

· l'existence de nombreuses méthodologies actuelles

· leur limite car ne pouvant prendre en compte un tableau clinique toujours différent

· mais la nécessité impérative de l'outil informatique puisque le nombre de choix prothétique augment exponentiellement

· cf. Annexe à la recommandation



4) Dans la programmation des réglages des implants cochléaires et dans la gestion des données pré et post-implantation. Cette technique nouvelle fait en effet largement appel à l'informatique et entraîne les mêmes remarques que celles du point 2.



5) Dans les Actions Educatives et Pédagogiques

De nombreux systèmes faisant appel à l'informatique sont utilisés par des professionnels de l'action éducative et pédagogique



I- Intérêt

· Possibilité d'objectiver certains paramètres de la communication et des performances.

· Motivation de l'enfant



II-Limites

· Il s'agit d'une aide technique ponctuelle s'inscrivant dans un processus d'éducation ou de rééducation

· Problèmes soulevés par l'écran en cas d'utilisation prolongée chez l'enfant cf. Annexe

· Intérêt de choix rigoureux des logiciels, d'où nécessité d'une fiche descriptive de chaque logiciel qui facilite ce choix et donne toutes les caractéristiques nécessaires (cf. Annexe à la recommandation).



En conclusion, la Commission souligne que quel soit le domaine d'application, les hypothèses d'élaboration et les objectifs d'un logiciel, la compétence de la personne amenée à son exploitation et à son interprétation, exposent à des déviations masquées par l'infaillibilité apparente de l'informatique.



Madrid (E) 01.05.1995

Annexe sur demande

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